Rap français années 2000, le cri du cœur d’une génération

Le rap français connaît un fort succès aujourd’hui comme le montre le succès de nombreux rappeurs à l’heure actuelle. Seulement, le rap a connu en France un âge d’or dans les années 2000 du fait de l’enchevêtrement d’une situation sociale et d’un dépaysement des banlieues françaises à l’époque. Nous allons voir dans cet article les principaux rappeurs de talents qui ont gravé le rap français à tout jamais.

Années 90, l’avènement du rap en France

Le Suprême NTM : la première révolution du rap français

Dans les années 90, quelques groupes de raps font leurs apparitions comme Assassins, 2bal2neg et bien d’autres. Seulement, un groupe de Seine-Saint-Denis va venir bouleversé l’image du rap par son talent artistique et son constat d’urgence sur les banlieues. Kool Shen et Joey Starr transforment le paysage de la musique en France. L’union fait la force mais la misère la divise.

rap français 2000

IAM : Le groupe de Marseille

Considéré comme l’un des monstres du rap français, il est assurément le meilleur groupe de la planète Marseille. L’école du micro d’argent est une véritable bombe qui débarque dans les backs et remporte un disque de diamant. La fin des années 90 et le duel NTM – IAM vont créer une émulation encore jamais vue dans un courant musical.

Années 2000 : profusion de talent

Le secteur A et le ministère amer : des noyaux de stars

Le secteur A est un collectif qui regroupe des artistes ayant tous connu des carrières à fort succès par la suite. Il s’agit de la refondation du Ministère AMER resté dans l’ombre du Suprême NTM. Il symbolise l’explosion du rap dans le paysage parisien. Parmi les plus connus se trouve Passi, Stomy Bugsy, Les Neg’marrons, le Doc Gynéco et bien évidemment le très puissant Ärsenik. Quand on connaît leurs parcours respectifs par la suite, on se rend bien compte qu’il s’agissait juste d’une constellation de galactiques.

Deuxième révolution : l’arrivée du Lunatic

Septembre 2000, un duo de rappeurs des Hauts-de-Seine sort le « mauvais oeil » et va muter à jamais le rap français qui ne sera plus qu’une surenchère de mauvais sentiment. Production instrumentale hors pair, disque d’or et accusation de racisme anti-blanc, l’émergence du célébrissime Booba et d’un rap ultra-violent et hostile à toutes concessions : « La vie c’est dur, ça fait mal dès que ça commence, c’est pour ça qu’on pleure tous à la naissance ». De la haine pure par injection séduisante et massive.

2000-2004 : l’âge d’or du rap français

Comme tous les courants musicaux qui apparaissent, il se prête à une apparition de nouveauté sans fins. Le rap français du début des années 2000 en est la preuve et fut considéré dans le monde entier comme le deuxième meilleur rap après le plus expérimenté rap américain. Sa particularité est de ne pas aborder le sexe, l’argent et la gloire mais plutôt la haine, les trottoirs, la solidarité et les pitbulls. Il y avait donc une certaines formes de combat social originel, moteur de son succès, qui a disparu par la suite.

Parmi les plus fameux groupes revendicatifs qui ont permis l’avènement d’un tel succès en indépendant, on peut citer Tandem, Ideal J, la mafia k’1 fry, les sages poètes de la rue ou encore le collectif 45 scientific.  Trop de choses à dire, trop de chose à fuir, chacun de ses groupes mériteraient leur propre articles.