Musique classique

La musique prend aujourd’hui une place importante dans nos fortunes. En effet, l’angoisse du silence, du vide, tout cela nous pousse à mettre de la musique dès que la télévision est en panne. Bien sûr, chacun va écouter des musiques différentes selon ses goûts, les moments, les contextes… Mais il semble tout de même que rien ne vaut la musique classique, cette mélodie des astres qui frappe son compositeur comme la lampe qui enferme son génie.
La musique classiqueÉvidemment, il existe des moments pour écouter du classique. En effet, si vous faites du sport, vous allez plutôt privilégier de la musique techno ou de la house afin de retrouver un rythme régulier et entraînant. Autrement, si vous lampez des bières ce sera plutôt du rock et si vous vous droguez, de la trance. Enfin, nous saluons nos amateurs de reggae qui n’arrivent pas à suivre la discussion. Petite galéjade bien entendu..
Pourtant, nombreux sont les moments où la musique classique est prescrite. Il semble qu’elle se montre bénéfique pour le calme, la non-violence et la concentration. De surcroît, des études faites dans des hôpitaux ont démontré l’effet analgésique de la musique empruntée par Mozart. Autre exemple, en période de gestation, faire écouter de la musique classique au nourrisson en phase de développement va lui permettre d’accroître sa sensibilité et ses capacités d’écoute dès son arrivée dans le monde des homo sapiens.
La musique classique peut également être puissante, patriotique voire violente. Il est vrai que Dvorak et sa « symphonie du nouveau monde », c’est le genre de mélodie qui pousse à charger les poings serrés l’adversaire du soir. Dans Orange Mécanique, le chef-d’œuvre de Stanley Kubrick, le protagoniste central fait sa loi et ses sessions ultraviolentes se déroulent sous l’auspice de ce bon vieux Ludwig Van Beethoven.
Ceci étant, la musique classique reste le symbole de la finesse, de la capacité à faire vibrer les gens par le son. On ne jouit pas par l’oreille dans le classique, mais par la sensation, par l’émotion qu’implique un enchaînement de notes et de variations.
Malgré tout, ne soyons pas naïfs, cela fait quand même beaucoup plus sérieux d’être passionné par Haendel que par le monsieur qui fait des micro-trottoirs sur une chaîne câblée. Cependant, cela peut aussi vous faire passer pour un tricheur si vous ne maîtrisez pas votre sujet. Pire, pour quelqu’un d’ennuyant si vous préférez vous cogner l’intégralité des suites de Bach dans votre salon privé plutôt que d’aller boire des cervoises au bistrot des chasseurs le dimanche midi. Oui, Bach s’écoute le dimanche car c’est le jour de repos du seigneur.
En parlant de seigneur, nous pouvons considérer la musique comme un signal de Dieu, comme une possibilité qu’il nous laisse pour le découvrir dans l’espace et dans le temps. Des vibrations magiques qui nous transportent dans le royaume des vierges. Cette réflexion est également valable pour ce qui se produit en dehors du classique, dès que l’on flirte avec le mirifique. La beauté est le fruit d’une nature, cette dernière étant considérée comme le visage de Dieu.

Quoi donc de plus beau que d’utiliser l’air pour traduire cette énigme magique via les orchestres philharmoniques de Vienne ?