Le Punk est Mort vive la Daube !

Ben oui les nazes, le punk est mort ! Alors à tous les premiers de la classe de la zic qui ne tétaient même pas leur mère à cette époque, je vais tenter un exposé ici même dans cet article. Merci à l’administrateur du blog, preuve que l’on peut aimer Wagner et comprendre que certains jeunes habités par le désir viscéral de faire de la musique se foutent complètement des règles universelles établies. Je me rappèlerai toute ma vie de la réplique d’un batteur de studio officiant comme mercenaire du tempo dans les années 80. Ce dernier eu la réplique suivante après avoir exécuté une oeuvre de l’esprit : le binaire, c’est le binaire, ce n’est pas la peine d’aller chercher plus loin. Sous-entendu que seul le ternaire offrait des ouvertures rythmiques intéressantes et digne d’écoute.

Circulez ya plus rien à écouter ! La messe était dîtes, envoyez la monnaie, j’ai d’autre rythmiques à battre…

En fait, le meilleur ami du musicien (c’est comme ça que l’on appelait les batteurs à l’époque, comprenne qui peut..) avait été convoqué en urgence. À l’époque, les boites à rythme n’avaient pas encore montré le bout de leur nez. Ça n’allait pas tarder avec l’avènement de la musique électronique. Il fallait donc un batteur pour permettre à deux punks de finaliser une démo ou maquette. Nos deux handicapés de la musique, superbe crête sur la tête, rangeos défoncés, jeans en lambeau et teashirts troués s’étaient retrouvés à devoir partager leur science néandertalienne de la musique avec une star de la rythmique régionale du sud ouest, le pays de la saucisse mais pas que.. De la daube aussi, dixit ce bon vieux Madère et son Macumba.

Nos deux punks, super sympas au demeurant, n’en croyaient pas leurs oreilles vierges de toutes contaminations esthétiques musicales.
Alors pensez donc quand B…., le meilleur ami du musicien, après avoir exécuté leurs deux chansons, leur dit après écoute de sa performance : le binaire, c’est le binaire !
Sous-entendu que leurs morceaux, c’était de la merde. Pas besoin de penser plus loin…

La star de la daube du sud ouest n’avait pas compris l’esprit du Punk. C’est qu’après des années d’étude rythmique, il est difficile d’apprécier la portée philosophique, voir politique d’une chanson Punk.

En fait, ces gens-là, revendiquent leur manque de technique instrumentale. Jouer faux, c’est jouer Punk. Le chanteur ne chantait pas, non, il dégueulait, mieux, il vomissait des flopées de mots arrangés à l’arrache pour justement éviter toute esthétique poétique. D’ailleurs, des vrais punks ne feraient jamais appel à un musicien professionnel. Nos deux punks auraient dû taper tant bien que mal sur les peaux de la batterie qui siégeaient dans le studio d’enregistrement. Là, c’est sûr, leur maquette aurait sonné Punk. Mais à l’époque, il était difficile de convaincre un producteur que l’on pouvait jouer d’un instrument sans en avoir la technique ni la connaissance même théorique pour pouvoir y toucher. Les studios étaient des églises avec leurs rites et leurs interdits.

Aujourd’hui, ou le politiquement correcte est de mise quel que soit l’univers où l’on évolue, il ne reste rien de la culture Punk. Même certains précurseurs très connus à l’époque du Punk comme Johnny Rotten, se sont fait oublier.
Johnny-Rotten

Certaines fois au gré de pérégrination sur YouTube, on tombe sur des illustrations sonores qui rappellent au bon souvenir des stars de la musique que des mecs brandissaient fièrement la bannière Punk dixit cette vidéo d’un site de rencontre libertine.

La bande sonore serait à chier.. Normal, c’est du Punk !
Les clowns brillants comme Coluche manquent à notre société si léchée, si exempt de bonne surprise. Le Punk manque à la musique d’aujourd’hui.
Vive la musique, que vivent toutes les musiques !

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