Kristen Nikolas, le martyr breton

Un retour remarqué par les puristes, celui de Kristen Nikolas en compagnie de son fils cette année 2017. Kristen ha kelenn Nikola est le nouveau CD de l’artiste breton.

Reconnu des siens

1999, la scène rock celtique est saturée de nouveaux artistes surfant sur le succès de cette nouvelle musique. Poussés par les hommes de Lambé et de Matmatah (véritable étoile filante qui a éclairé la Bretagne en 1998), de nombreux groupes se sont associés à la scène celtique. Des groupes comme Armen et EV pour l’aspect commercial, Red Cardell et Merzhin pour une continuation molle de ce courant musical.

1999, toute la Bretagne bougent sur des jeunes musiciens poussés par le succès, les scènes folles et cédant à la francophonie. Des Nantais ou encore des jeunes bretons francophones.

Tous ? Non ! Un chanteur Armoricain résiste encore et toujours à l’envahisseur : écoutez ça !

Kristen Nikolas, l’âme qui survit aux bénéfices

« J’ai quitté la musique à cause des marchands de tapis qui s’occupaient des chanteurs ou des musiciens, il me semblait que je serai mieux, tranquille, à la campagne ».

Calmement, cette voix sortie des grands espaces des monts d’Arrée nous explique ces choix de vie surprenants. Cette voix que les bretons avaient entendu et qui leur avait donné cette tension que l’on trouve chez peu de chanteurs. La plus belle voix bretonne avec celle de Denez Prigent à mon humble avis. La voix d’une terre, d’un peuple, d’un climat.

Den a galon a zo doujet

Aujourd’hui je le dis : breton ! Vous avez trahi Kristen Nikolas…

Ce refus du matérialisme et des sirènes corruptrices de l’industrie musicale lui a coûté cher. 15 ans d’absence sur la scène si l’on ignore quelques apparitions dans les Fest Noz locaux.

Bonne chance Kristen pour ce nouvel album.

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