George Martin, le cinquième Beatles !

Décidément après Bowie, je me sens obligé de faire une petite bafouille sincère sur George Martin DCD le 8 mars dernier.

Il semblerait que cette année, de grands noms de la musique s’éteignent les uns après les autres, c’est hélas le cas de George Martin. Rien à voir avec le Boy George de « Culture club », ni même le beau Clooney. Non il est ici question d’un George qui encore une fois, sans le savoir, à l’époque de mes 13 balais m’avait permis de serrer pour la première fois de ma vie une fille dans mes bras. À cette période des années soixante-dix, le slow était toujours une danse très en vogue. En fait, le slow était la seule opportunité qu’un mec boutonneux et timide avait pour aller renifler de plus près le parfum d’une fille. Et si par chance son aftershave faisait de l’effet à la donzelle, il s’ouvrait alors une réelle possibilité d’aller passer ses mains autour des nichons de la belle et ce, au rythme plus ou moins érotique de la musique de l’époque. Je m’en rappelle comme si c’était hier et pourtant, il y a déjà plus d’un demi-siècle que je ne suis plus d’hier.

A Berlin en 1973, exactement le 31 décembre, je me suis retrouvé embarqué dans une boom organisée par un premier de la classe du quartier de Tempelhof. C’était Angie des Stones qui tournait sur la platine à deux balles de papa bourge occupé à fêter le nouvel an dehors. Nous étions donc dans la place des parents qui eux, avaient laissé l’appart au fiston qui lui, n’avait pas manqué cette occasion rare d’inviter ses copains et copines à célébrer ce nouvel an 1974 dans la joie et l’érotisme d’une nuit qui fut, je l’avoue, torride..

C’était trop cool à l’époque, quelques spots maisons, des lumières bleues et le tour était joué ! T’avais une discothèque à la maison ! Manquait plus qu’à trouver un prétexte pour faire venir des filles: Et rouler jeunesse en attendant de rouler des pelles en veux tu en voilà à la première petite délurée qui pointerait le bout de son joli minois.
Ce soir-là, pour la première fois de ma petite existence de puceau, j’avais envie de rouler pour moi.. Mick, pour ne pas dire, Jagger, susurrait Angie comme seuls les Rolling Stones de l’époque pouvaient et savaient le faire. Des couples, déjà enlacés depuis trois bons slows, se paluchaient en se dandinant plus ou moins en rythme sur la piste de danse improvisée du salon de papa et maman…

Et George Martin dans tout ça  ?

George Martin le cinquième Beatles
Vous vous demandez peut-être: mais que vient faire le George Martin dans ma pauvre histoire de ringard à deux balles des années 70 que je vous narre ?
Mais George Martin les mecs c’était la science du son des Beatles ! C’était le cinquième Beatles ou « Monsieur Arrangement ». C’est George qui a fait pleurer autant de cordes sur autant de titres signés « Paul McCartney-John Lennon ». Ce sont ces mêmes cordes qui m’ont poussées après « Let it be » à inviter cette douce demoiselle aux cheveux de soie à venir se blottir dans mes bras pendant: « Something in the way she moves » attracts me like no other lover..


La suite est un long et doux souvenir que je garde pour moi..